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L’Europe vient au secours des animaux de compagnie

Reproduction forcée, mauvais traitements, trafic illégal, abandon, le Parlement européen s’attaque à ces fléaux dont sont victimes nos compagnons à quatre pattes. 127 millions de chats, 104 millions de chiens : 46 % des foyers européens, soit près de 91 millions de ménages, possèdent au moins un animal de compagnie. La législation votée cette semaine est pour eux, un pas dans la bonne direction.

74 % des citoyens européens déclarent que le bien-être de leurs compagnons devrait être mieux protégé qu’actuellement. Leur souhait sera exaucé d’ici peu.

Trop longtemps, le commerce des animaux de compagnie s’est nourri du silence et du vide juridique. Ce vote européen change la donne : fini l’impunité des élevages intensifs, des trafics déguisés et des mutilations  de convenance .
Désormais, l’Europe dit clairement : un animal n’est pas un produit. C’est un être vivant, sensible, qui mérite respect, protection et dignité. 

Les nouvelles règles s’appliqueront aux personnes responsables de l’élevage ou de la vente de chiens et de chats dans des établissements et des refuges, ainsi qu’à celles qui placent des animaux dans des familles d’accueil.

Ceux-ci ne devront soumettre aucun chien ou chat à des actes de cruauté, des abus ou des mauvais traitements. Ils ne devront pas non plus les élever, les entraîner ou les traiter médicalement en vue de leur participation à des activités impliquant de la cruauté, des abus ou des mauvais traitements.

Le texte interdit les croisements entre animaux apparentés, notamment entre parents et leurs petits, entre frères et sœurs, demi-frères et demi-sœurs, ou encore entre grands-parents et petits-enfants, dans le cadre de la reproduction des chiens et des chats.
Ils précisent également que les chiots et les chatons ne pourront être séparés de leur mère qu’à partir de l’âge de huit semaines minimum.

Pour prévenir toute forme d’exploitation, la réglementation limite le nombre de portées qu’une femelle peut avoir au cours de sa vie et impose des temps de repos obligatoires entre chaque gestation.


Par ailleurs, toutes les mutilations, comme la coupe des oreilles, de la queue, l’ablation des griffes ou toute autre amputation partielle ou totale des doigts, seront strictement interdites, sauf en cas de nécessité médicale avérée.

Des chiens et des chats avec des puces

Tous les chiens et chats présents dans des élevages ou proposés à la vente devront obligatoirement être identifiés individuellement grâce à une puce électronique implantée sous la peau. Les responsables de ces établissements auront l’obligation de faire identifier chaque animal né chez eux dans un délai de trois mois après la naissance, et impérativement avant qu’il ne soit vendu.

«Jusqu’à maintenant, la législation de l’UE n’offrait pas de protection suffisante aux chiens et aux chats.

Trop longtemps, le commerce des animaux de compagnie s’est nourri du silence et du vide juridique. Ce vote européen change la donne : fini l’impunité des élevages intensifs, des trafics déguisés et des mutilations  de convenance .
Désormais, l’Europe dit clairement : un animal n’est pas un produit. C’est un être vivant, sensible, qui mérite respect, protection et dignité. » conclut l’Eurodéputé Yvan Verougstraete.

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