L’actualité

Sécurité des jouets
L’Europe vient au secours des animaux de compagnie
TikTok : un algorithme puissant, une influence politique préoccupante
L’Europe à l’épreuve des extrémismes
Stratégie de l’UE sur l’eau

un vote décisif pour protéger les enfants et contraindre Temu, Shein et d’autres à prendre leurs responsabilités

11 novembre 2025
Reproduction forcée, mauvais traitements, trafic illégal, abandon, le Parlement européen s’attaque à ces fléaux dont sont victimes nos compagnons à quatre pattes. 127 millions de chats, 104 millions de chiens : 46 % des foyers européens, soit près de 91 millions de ménages, possèdent au moins un animal de compagnie. La législation votée cette semaine est pour eux, un pas dans la bonne direction.
20 juin 2025
Avec plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde, TikTok est devenu bien plus qu’une simple plateforme de divertissement. Son algorithme de recommandations, conçu pour maximiser l’engagement, façonne désormais les opinions, les comportements et, de manière croissante, les choix politiques, en particulier chez les jeunes générations.
13 juin 2025
Partout en Europe, les forces radicales gagnent du terrain. Pourquoi ce basculement ? Et surtout, comment y répondre sans renier nos principes démocratiques ? Crise sociale, insécurité identitaire, défiance envers les institutions, désinformation en ligne… Les causes sont multiples, les conséquences bien réelles.
11 juin 2025
Stratégie européenne sur l’eau : il est temps d’agir pour protéger une ressource vitale
4 juin 2025
 
 
L’attaque de drones menée par l’Ukraine contre les bases aériennes russes, surnommée « Opération Spiderweb », a détruit ou endommagé près d’un tiers de la flotte de bombardiers stratégiques russes .
Cette opération, réalisée avec des drones bon marché et autonomes, démontre l’efficacité des technologies asymétriques face à des systèmes d’armement traditionnels et coûteux.
 
Pendant que certains pays investissent massivement dans des chasseurs F-35 à 100 millions de dollars l’unité, l’Ukraine produit des millions de drones à faible coût, capables de neutraliser des cibles stratégiques .
Cette approche agile et innovante redéfinit les règles de la guerre moderne.
 
L’Europe devrait tirer des enseignements de cette stratégie. Investir davantage dans le développement de technologies de drones et d’IA pourrait renforcer notre autonomie stratégique et offrir des solutions de défense plus adaptées aux défis actuels.
 
Il est temps de repenser nos priorités en matière de défense et d’adopter une approche plus flexible et innovante.

COMMUNIQUE DE PRESSE:

 
« Des chercheurs viennent de découvrir des appareils de communication non autorisés dans des onduleurs solaires fabriqués en Chine, qui pourraient contourner les pare-feu de sécurité informatique. Ces composants cachés pourraient permettre à des hackers ou à un État hostile de désactiver des millions d’installations photovoltaïques à distance, provoquant potentiellement des pannes de courant massives. Pour lutter contre ce type cybercriminalité, l’Europe n’est pas prête ! » alarme l’Eurodéputé Yvan Verougstraete, co-responsable du rapport Sécurité et approvisionnement de l’énergie en Europe, à paraître prochainement.
 

Un siège énergétique

Auparavant, dans l’histoire, priver une cité des moyens de faire tourner son économie et sa capacité à alimenter sa population était une technique très courante pour contraindre à la capitulation. Aujourd’hui, l’Europe, cernée par des empires qui lui font concurrence, est très dépendante énergétiquement de ceux-ci. Les risques de siège sont réels.
 
« Une journée de black-out électrique en Belgique pourrait coûter jusque 3 milliards d’euros et jusqu’à 200 milliards dans l’Union européenne, avec des pertes et des perturbations majeures pour les citoyens mais aussi pour les entreprises, les banques, les télécoms, etc. » illustre Yvan Verougstraete.
Une faille critique dans la sécurité énergétique.
 
80 % des onduleurs intelligents dans le monde sont produits par des fabricants chinois comme Huawei, Sungrow, Growatt, Goodwe. Ces onduleurs permettent une commande à distance via Internet, ce qui les rend vulnérables.
Les composants découverts par les chercheurs ne figuraient d’ailleurs pas dans les fiches techniques officielles. Ceux-ci pourraient créer des canaux de communication non documentés vers la Chine, évitant les sécurités logicielles mises en place.
« Il s’agit là, sans nul doute d’une faille critique dans la cybersécurité énergétique, avec un risque réel de sabotage des réseaux électriques. »
 

Que doit faire l’Europe

« En Europe, les normes de cybersécurité pour les petits onduleurs restent laxistes. Certains petits équipements qui produisent de l’électricité, comme les onduleurs solaires, sont connectés à Internet mais ne sont pas suffisamment protégés par les règles actuelles. Si ces appareils sont fabriqués dans des pays en dehors de l’UE et restent connectés aux serveurs de ces pays, cela pourrait leur permettre d’avoir une forme de contrôle sur nos réseaux électriques.
 
C’est pourquoi, dans notre rapport, nous demandons la mise en place urgente de sécurités obligatoires pour ce type d’équipements, en tenant compte du pays d’origine. Les appareils venant de pays à risque devraient être plus strictement surveillés et, dans certains cas, être obligés de fonctionner uniquement depuis des serveurs situés en Europe.
 
Il nous faut également renforcer la sécurité de nos chaînes d’approvisionnement en encourageant la fabrication de ces équipements directement en Europe, ou en coopérant uniquement avec des pays partenaires fiables.
 
Enfin, il est impératif de former davantage de spécialistes en cybersécurité et de mieux faire coopérer les pays européens pour protéger nos infrastructures. » rajoute l’Eurodéputé co-auteur de ce rapport.
 

Conclusion

« Avec des centaines de millions d’onduleurs connectés à travers l’Europe et les États-Unis, dont une majorité issue de fabricants chinois, la vulnérabilité du réseau électrique devient un enjeu stratégique majeur. Une attaque bien coordonnée sur ces infrastructures pourrait déstabiliser le réseau énergétique entier, notamment lors des pics de production solaire.
Il s’agit là d’une question prioritaire à laquelle les autorités européennes doivent s’atteler urgemment. » conclut Yvan Verougstraete.
Depuis 70 ans, les scientifiques rêvent de maîtriser cette technologie propre, puissante et sans CO₂.
Aujourd’hui, l’Europe veut transformer ce rêve en réalité. 
 
Avec une stratégie commune ambitieuse, elle investit dans :
  •  ITER, le réacteur expérimental en France
  • Une industrie prête à répondre présente
  • Un cadre réglementaire adapté
  • Des coopérations internationales
  • Une gouvernance claire et transparente

Et cette fois, les start-up et les talents européens sont au cœur du projet. Ingénieurs, chercheurs, techniciens : l’avenir se construira avec vous.

La fusion, c’est peut-être l’énergie du futur. Mais pour que ce futur soit européen… il faut agir dès maintenant.

La guerre en Ukraine, les soubresauts au Proche-Orient, la compétition globale accélérée et la fragmentation géopolitique nous placent, nous Européens, face à une évidence brutale : notre environnement a changé. Profondément. Définitivement. La politique de voisinage de l’Union européenne ne peut plus rester ce qu’elle était. Elle doit se réinventer ou s’effacer.

Lancée en 2004, la politique européenne de voisinage visait à construire un « cercle d’amis » aux portes de l’Europe. Une ambition généreuse, portée par l’idéal d’une paix durable et de prospérité partagée. Mais entre-temps, le monde a basculé dans une nouvelle ère. La Russie s’est muée en puissance révisionniste. Les espoirs nés du Printemps arabe se sont, pour beaucoup, transformés en conflits prolongés. De la Méditerranée au Caucase, du Sahel à la mer Noire, notre voisinage est désormais un théâtre de tensions, d’instabilités et de rivalités.

Un monde de carnivores, une Europe encore herbivore ?

L’Union a longtemps misé sur l’influence douce, les conditionnalités démocratiques et les partenariats de long terme. Mais aujourd’hui, cette approche heurte la réalité : la compétition mondiale s’est durcie. Les logiques de puissance ont repris le dessus. Le « soft power » ne suffit plus à contenir les ambitions de ceux qui veulent remodeler l’ordre régional ou mondial de Moscou à Pékin, d’Ankara à Téhéran.

Nous devons ouvrir les yeux. Notre voisinage est devenu le terrain de jeu de puissances concurrentes. Là où l’Europe offrait coopération, d’autres offrent cash, influence militaire ou soutien politique sans condition. Dans les Balkans, en Afrique du Nord, en Asie centrale, notre poids recule.

Refonder la politique de voisinage : urgence stratégique

La question n’est plus de savoir si la politique de voisinage doit changer, mais comment. D’abord, en assumant son ancrage géopolitique. Elle ne peut plus être un dispositif isolé, à côté de la politique étrangère commune. Elle doit devenir une pièce maîtresse de notre diplomatie européenne. Elle doit parler le langage de la sécurité, de l’influence, des intérêts, en plus de celui des valeurs.

Ensuite, en élargissant son périmètre. Le voisinage d’aujourd’hui ne s’arrête plus aux rives méditerranéennes ou au Partenariat oriental. Il s’étend vers le Sahel, la Corne de l’Afrique, l’Asie centrale, le Golfe de Guinée : là où s’écrivent les équilibres de demain. Nos instruments doivent s’adapter à cette carte géopolitique mouvante, là où émergent aussi de nouvelles dynamiques économiques, climatiques, migratoires.

Enfin, en renforçant sa cohérence interne. Trop souvent, nos politiques souffrent de silos entre diplomatie, développement, défense, commerce. Une gouvernance plus intégrée est indispensable. Une « task force » stratégique de haut niveau devrait piloter cette nouvelle approche du voisinage.

Une transition stratégique incontournable

Cette mutation du voisinage n’est pas seulement une réforme institutionnelle : c’est un choix politique. Un test pour notre crédibilité stratégique.

À l’Est, l’Ukraine se bat pour sa souveraineté, mais aussi pour l’idée européenne. À l’Ouest, les dynamiques africaines nous interpellent : sur l’énergie, la démographie, les chaînes de valeur, la sécurité. À nos portes, les crises migratoires, alimentaires ou climatiques deviendront structurelles.

L’Europe ne peut pas rester à la traîne, ni sur la défensive. Elle doit se projeter. Anticiper. Peser.

Conclusion : du voisinage à l’influence

Dans cette recomposition rapide de l’ordre mondial, l’Europe doit retrouver un cap, un souffle, une ambition. Le moment est venu de passer d’une politique de voisinage « d’accompagnement » à une politique de voisinage de projection, fondée sur la stratégie, l’influence, et la défense claire de nos intérêts.

Nous devons apprendre à naviguer dans un monde sans filet de sécurité, où la puissance est redevenue la grammaire des relations internationales. Cette lucidité n’est pas une capitulation morale : c’est la condition de notre efficacité.

Comme le disait récemment Josep Borrell, « si nous ne nous occupons pas de notre voisinage, d’autres le feront à notre place… et pas à notre avantage ». Il est temps que l’Europe regarde autour d’elle avec clarté, parle d’une seule voix, et agisse avec la volonté d’être une puissance. Une puissance qui protège, qui projette, et qui inspire.

Oui, les énergies renouvelables sont notre avenir, mais à court et moyen terme, nous aurons encore besoin de gaz pour garantir notre sécurité énergétique.
 
Dans un contexte international instable, il est essentiel de préserver notre autonomie stratégique. C’est pourquoi je propose deux pistes concrètes :
  1.  Réutiliser les anciens gisements de gaz de la mer du Nord comme base pour une réserve stratégique européenne.
  2. Instaurer une obligation de réserve de 90 jours à l’échelle de l’UE, à l’image des États-Unis ou du Japon, qui utilisent déjà leurs réserves comme levier de dissuasion.
Voici mon interpellation du Commissaire européen sur cette question essentielle !
Roumanie : l’heure de la clarté est venue pour les démocrates européens
 
Dimanche prochain, la Roumanie joue son avenir. Les citoyennes et citoyens roumains devront choisir entre un projet européen solide, incarné par Nicușor Dan, et une dérive populiste et extrémiste, représentée par George Simion. Ce second tour de l’élection présidentielle n’est pas seulement un enjeu national ; c’est un test pour toute l’Europe.
 
Le groupe Renew Europe, auquel j’appartiens, a fait son choix : celui de la démocratie, de l’État de droit, de la responsabilité européenne, celui de la solidarité avec Nicușor Dan, soutenu par l’USR, notre partenaire en Roumanie.
 
Aujourd’hui, je m’adresse solennellement à nos amis socialistes, en Belgique et à travers l’Europe : il est temps de rejoindre ce front démocratique.
Le PSD roumain est le seul grand parti pro-européen du pays à ne pas encore avoir officiellement appelé à soutenir Nicușor Dan.
 
Dans ce moment décisif, l’ambiguïté n’est plus une option. Il ne s’agit pas d’un compromis partisan, mais d’un choix de civilisation. L’extrême droite en Roumanie, comme ailleurs, est une menace directe pour les droits fondamentaux, la stabilité régionale (notamment en Moldavie et en Ukraine), et les valeurs mêmes sur lesquelles l’Union européenne est fondée.
 
Chers collègues socialistes, faisons bloc. Donnons un signal clair aux Roumains et aux Européens : notre projet commun est plus fort que les replis identitaires et les séductions autoritaires.
Soutenons Nicușor Dan. Soutenons l’Europe.
« Affamer un peuple est un scandale et ne saurait être toléré comme stratégie militaire »
 
Ce dimanche, une grande manifestation nationale est organisée à Bruxelles pour dénoncer l’urgence humanitaire dramatique à Gaza, où la famine menace des milliers de vies.
 
  • Suspension du volet commercial de l’accord d’association EU Israël
  • Reconnaissance de l’État Palestine
  • Respect des frontières de 1967
  • Condamnation des actes criminels et obligation morale d’intervenir pour forcer Israël à arrêter le massacre en cours et limiter la souffrance des populations.
 
Telles sont nos revendications.
Nous partons manifester du Boulevard Simon Bolivar, à l’Esplanade de l’Europe.
 
Ce 9 mai, c’est la journée de l’Europe
 
Si vous pensez que l’Europe, ce sont des institutions lointaines, cette vidéo est pour vous.
Je vous explique tout en vidéo.
Reconnaissance de la Palestine : Les Engagés appellent à des actes forts et coordonnés
 
Alors que la situation humanitaire à Gaza reste dramatique, Les Engagés appellent la Belgique et l’Union européenne à prendre des mesures concrètes pour relancer un processus politique crédible et soutenir les acteurs qui s’engagent sur la voie pacifique.
 
L’aide humanitaire est honteusement bloquée, la population civile continue de subir les conséquences du conflit, et les violations du droit international humanitaire sont légion. Il y a potentiellement un risque de génocide, évoqué par la Cour internationale de justice. Cela nous oblige à réagir à la hauteur des enjeux. Affamer un peuple est un scandale et ne saurait être toléré comme stratégie militaire. La violence doit cesser, des deux côtés. Et l’Europe doit agir pour cela de manière collective et vigoureuse. Un pays seul ne pourra pas réussir à changer la donne.
Notre Mouvement soutient l’initiative d’une conférence internationale sous l’égide de la France et de l’Arabie Saoudite, qui doit conduire à une reconnaissance coordonnée de l’État de Palestine dès le mois de juin. La Belgique doit clairement s’inscrire dans cette dynamique internationale. On ne peut pas rester au balcon pendant que les choses bougent. Il ne s’agit pas de récompenser la violence, mais de soutenir ceux qui choisissent la voie politique pour résoudre le conflit plutôt que les armes. Il faut une solution qui garantisse à la fois la sécurité durable des Israeliens et un avenir enfin serein des Palestiniens.
 
Les Engagés plaident également pour que l’Union européenne finalise les négociations en vue d’un véritable accord d’association avec l’Autorité palestinienne. L’Europe ne peut pas rester crédible si elle applique une politique de deux poids deux mesures. Nous avons un accord d’association avec Israël, nous devons pouvoir en conclure un aussi avec la Palestine.
 
La majorité travaille à une proposition de résolution au Parlement fédéral pour appuyer cette reconnaissance et cette relance diplomatique.
Enfin, J’insiste sur la cohérence des engagements belges en matière de commerce d’armement : si nos Régions refusent à juste titre les exportations d’armes vers Israël, il faut aller au bout de cette logique et s’assurer que le transit d’armes sur le territoire belge à destination d’Israël n’ait pas lieu.
Gaz russe : une rupture nécessaire pour une Europe plus verte et plus souveraine
 
Voici mon communiqué de presse de ce jour:
La Commission européenne s’apprête, dans les heures ou les jours qui viennent, à publier une proposition législative visant à interdire totalement les importations de gaz russe d’ici à 2027. « Je suis en faveur d’une interdiction coordonnée et ambitieuse des importations de gaz russe. J’en appelle à une mise en œuvre rapide, structurée et équitable entre les États membres », explique l’Eurodéputé et vice-Président de la commission Énergie du Parlement européen, Yvan Verougstraete.
 
« Cette étape doit marquer une avancée stratégique pour l’Europe. La rupture avec le gaz russe n’est pas seulement une réponse géopolitique : c’est un accélérateur pour notre transition énergétique et un pilier de notre autonomie stratégique », rajoute-t-il.
 
Un appui clair à l’interdiction totale d’ici 2027
L’eurodéputé soutient l’option de phasing-out fixant une date butoir claire – fin 2027 – pour mettre fin à toutes les importations de gaz russe, qu’il soit livré par pipeline ou par navires méthaniers. Selon lui, cette approche a le mérite d’envoyer un message politique fort, de renforcer la prévisibilité pour les marchés et d’accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et les infrastructures alternatives.
« Tout comme la flambée des prix du gaz russe a forcé l’Europe à accélérer sa transition verte, cette interdiction structurée va contribuer à consolider un modèle énergétique plus durable. Notre agenda climatique est aussi un agenda économique et géopolitique », insiste Yvan Verougstraete.
 
Une transition à organiser, sans compromis sur l’objectif
Le député reconnaît que certains États membres très dépendants – notamment en Europe centrale – devront bénéficier d’un accompagnement et, si nécessaire, de dérogations temporaires. Toutefois, ces ajustements ne doivent pas diluer l’objectif global ni prolonger indéfiniment une dépendance incompatible avec les valeurs et les intérêts de l’Union.
La Commission devrait proposer par ailleurs une voie juridique, que ce soit un système de quotas souples, ou une interdiction pure et simple nécessitant l’unanimité des États membres.
« Le choix du mécanisme ne doit pas devenir un alibi pour retarder l’échéance. Si l’unanimité s’avère hors de portée, il faudra explorer toutes les bases juridiques possibles pour avancer à majorité qualifiée. » avertit l’Eurodéputé Verougstraete.
 
Sécurité énergétique : renforcer les partenariats, pas les dépendances
En complément de l’interdiction, le député appelle à un renforcement des partenariats énergétiques durables – avec des fournisseurs fiables, dans le respect des droits humains et de l’environnement – et à une montée en puissance rapide de la production locale d’énergies renouvelables, clé d’une véritable souveraineté énergétique européenne.
 
Conclusion
Pour Yvan Verougstraete, la proposition de la Commission représente une étape décisive mais attendue. « Il est impératif de faire preuve de courage politique. Sortir du gaz russe, c’est rompre avec les ambiguïtés passées. C’est choisir une Europe plus prospère, plus libre, et plus verte. »
Le black-out général qui a frappé l’Espagne et le Portugal ce 28 avril témoigne de notre dépendance vitale à la production et à la distribution d’énergie. Notre monde s’éteint quand le courant ne passe plus. Comment expliquer dès lors que nous avons confié cette ressource essentielle à l’aléa de la géopolitique mondiale ? Pourquoi avons-nous dédaigné notre souveraineté énergétique ?
 
Nous en appelons à une prise de conscience et à une réelle politique d’autonomie européenne. Il en va de notre défense, de notre résistance et de notre résilience.

Une réelle autonomie passera par de nouvelles capacités de production, le développement de technologies innovantes, un investissement pour renforcer le réseau et un progrès significatif de nos capacités de stockage. Nous ne pouvons plus dépendre d’éléments ou de composants que certains pays pourraient faire sauter en un claquement de doigts, nous plongeant ainsi dans le noir.

Auparavant, dans l’histoire, priver une cité des moyens de faire tourner son économie et sa capacité à alimenter sa population était une technique très courante pour contraindre à la capitulation. Énergétiquement parlant, l’Europe a reproduit les conditions favorables d’un siège qui pourrait nous être très dommageable. Et si on changeait de modèle ?

Le monde est incertain. Afin d’assurer la paix, de nombreux pays, dont la Belgique, se réveillent aujourd’hui avec la nécessité de réinvestir dans leur défense. Acheter du matériel, des blindés, des avions, augmenter ses effectifs… font partie des leviers. Certes. Mais parallèlement à cela, nous estimons indispensable d’investir dans nos capacités de production d’énergie afin d’assurer notre complète autonomie. Ne pas dépendre des autres est pour nous la meilleure arme. Les budgets actuellement orientés vers la défense doivent prendre en compte cet impératif.

Ce matin, nous recevions Sam Goodman, auteur du livre « Comment l’Europe gère les risques liés aux véhicules électriques chinois ». Il a présenté sa dernière étude :
« Charged with Consequence : How Europe navigates the risks of Chinese Electric ».
Il explique que l’industrie automobile européenne est en état de siège économique. Les véhicules électriques chinois gagnent du terrain grâce à des subventions publiques injustes, tandis que les constructeurs européens perdent des emplois, des ventes et de la compétitivité mondiale.
 
Mais cette menace va au-delà de l’économie : la sécurité des données, les droits humains, les violations du droit du travail et la dépendance géopolitique sont autant d’enjeux.
Les lois chinoises obligent leurs entreprises à collaborer secrètement avec les services de renseignement gouvernementaux, ce qui a conduit les États-Unis à interdire les véhicules électriques connectés à la Chine. Mais l’Europe n’a pas encore pris les mêmes mesures, ce qui soulève la question : qu’attend l’Europe ?
 
Je suis convaincu qu’il ne s’agit pas seulement d’un enjeu économique ou commercial, mais aussi de la sécurité et de la souveraineté de l’Europe.
L’Union européenne doit de toute urgence repenser sa stratégie et réagir avec détermination face à cette réalité.
 
C’est l’un des combats qui me tient à cœur et que j’entends mener aussi longtemps que nécessaire.
Les attaques de Trump sur les Universités Américaines : un autre signal d’alerte pour l’Europe
Sous la présidence de Donald Trump, les universités américaines ont été confrontées à des attaques sans précédent.
Derrière le discours sur la liberté d’expression ou la lutte contre une prétendue « idéologie woke », se cache une stratégie claire : affaiblir les institutions intellectuelles, scientifiques et critiques qui constituent le cœur vivant de toute démocratie.
 

Une pression financière comme outil de contrôle idéologique

En menaçant de couper les financements fédéraux aux universités jugées trop « progressistes », Trump n’a pas seulement cherché à rétablir un équilibre idéologique. Il a tenté de transformer le financement public en arme politique. La menace pesant sur Harvard, Columbia et d’autres institutions emblématiques illustre cette volonté de mise au pas. La science, la recherche et l’éducation deviennent ainsi les premières victimes d’une logique de représailles idéologiques.
 

L’hostilité envers les étudiants étrangers : un recul stratégique

Les restrictions de visas, les expulsions potentielles des étudiants en ligne durant la pandémie, et le climat général de suspicion envers les étrangers ont découragé des milliers de jeunes talents de venir étudier aux États-Unis. Ce nationalisme étroit a non seulement affaibli l’influence américaine à l’international, mais il a aussi mis en péril la richesse intellectuelle et la diversité qui faisaient la force du système universitaire américain.
 

Une guerre contre la pensée critique et la diversité

En attaquant les programmes de diversité, les formations sur le racisme systémique, ou encore les départements de sciences sociales soupçonnés d’endoctrinement, l’administration Trump a cherché à vider l’université de sa mission critique. Au lieu d’un lieu de débat, de remise en question et de transformation sociale, il rêve d’une université figée, docile et utilitaire.
 

Un signal d’Alerte pour l’Europe

Ce qui se joue aux États-Unis ne concerne pas uniquement l’Amérique. En Europe aussi, des discours similaires émergent : dénonciation du « wokisme », attaques contre les études de genre, remise en question de l’autonomie des universités, critiques contre une prétendue élite universitaire déconnectée du « peuple ».
En Hongrie, le gouvernement d’Orbán a déjà expulsé l’Université d’Europe centrale de Budapest. En France, en Italie, aux Pays-Bas, des responsables politiques remettent en question la place de certaines disciplines ou dénoncent une « cancel culture » universitaire, souvent sans fondement.
 

L’Université est un rempart démocratique

Face aux politiques de Trump et à leurs échos croissants en Europe, il est urgent de défendre l’université comme un lieu de liberté, d’ouverture et de critique. Couper ses moyens, intimider ses chercheurs, expulser ses étudiants étrangers ou imposer une vision unique du monde, ce n’est pas seulement attaquer une institution : c’est fragiliser les fondements de la démocratie.
 
Nous devons refuser que l’université devienne un théâtre d’endoctrinement par la peur. Au contraire, elle doit rester un espace où toutes les idées, même les plus dérangeantes, peuvent être débattues librement — à condition qu’elles reposent sur des faits, la rigueur, et un désir sincère de comprendre le monde, pas de le manipuler.

Après ces derniers jours intensifs, découvrez mes premières impressions en tant que nouveau Président des Engagés. 

Sécurité des jouets: de nouvelles mesures pour protéger la santé des enfants
 
Ce matin, l’Europe est arrivée à un accord sur la refonte des règles européennes en matière de sécurité des jouets. « Notre objectif est de réduire drastiquement le nombre élevé de jouets dangereux qui sont vendus dans l’Union européenne.
 
Nous avons notamment pris des mesures afin de veiller à ce que les jouets ne contiennent pas de substances cancérigènes, de perturbateurs endocriniens ou de PFAS: l’Europe fera la chasse aux jouets dangereux.
Pour nous aider dans cette tâche, plusieurs mesures seront mises en place dont, entre autres, des passeports numériques des produits qui nous permettront d’accélérer les contrôles douaniers et d’améliorer l’accès des consommateurs aux informations de sécurité.
Près de deux milliards de jouets sont vendus chaque année en Europe. Ce chiffre démontre à lui seul l’importance de légiférer.
 
Pour la santé physique et mentale :
D’une part, nous avons veillé à ce que certaines des substances les plus toxiques, telles que les bisphénols et les PFAS, et autres matières nocives, cancérigènes ou mutagènes, ne puissent plus être utilisées dans la fabrication de jouets. C’est une question sanitaire majeure.
D’autre part, non seulement le texte prévoit de protéger les enfants contre les substances toxiques, mais il reconnaît également pour la première fois le risque que peut représenter certains jouets pour la santé mentale des enfants. Par exemple: les « mécanismes de récompense » intégrés dans certains jouets connectés exercent une pression déraisonnable, voire nocive, sur les enfants. Cette reconnaissance du risque est donc un autre pas dans la bonne direction.
 
Évaluations et contrôles :
Parmi les autres outils mis en place, on trouve également l’obligation pour les fabricants de procéder à une évaluation de la sécurité de tous les dangers potentiels (chimique inflammabilité, risque pour la santé physique et mentale, etc.) avant la mise sur le marché du produit.
Enfin, tous les jouets vendus dans l’Union européenne seront désormais munis d’un passeport numérique. Celui-ci devra être clairement visible et permettra d’améliorer la traçabilité des jouets tout en renforçant l’arsenal des outils de contrôle pour les services des douanes. Ce passeport permettra, en outre, un accès plus aisé aux informations et autres avertissements pour le consommateur.
Cette législation est, sans nul doute, une avancée européenne majeure pour la sécurisation des jouets et la sécurité de nos enfants
Face à Trump, nous avons deux choix :
– soit nous soumettre et accepter qu’il nous impose de renoncer aux valeurs environnementales, sanitaires et sociales qui nous sont chères; 
– soit assumer nos responsabilites pour retrouver notre liberté, notre souveraineté et construire notre autonomie stratégique.
 
Ne tombons pas dans le piège de Trump qui ne supporte pas nos règles et principes… 
 
N’abandonnons pas nos valeurs sur l’hôtel des deals foireux. Au contraire, assumons une autre mondialisation… respectueuse des priorités qui nous sont chères: durabilité, santé, justice
Hier, Trump a annoncé une nouvelle taxe douanière de 20% pour tous les produits européens.
 
Le « jour de la libération » de Trump doit être le premier jour où l’on se libère de lui.
 
Il déclare la guerre au monde, une guerre commerciale, une guerre sans merci qui bouleverse l’ordre mondial.
L’Union européenne se doit être forte et réagir avec vigueur et détermination.
Une première étape sur la route vers « l’Airbus du nucléaire »
 
Premier feu vert en Commission énergie ce matin pour la proposition de loi modifiant la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire, cosignée par Les Engagés.
Cette loi supprime les dates de fermeture des réacteurs, sans pour autant forcer Engie à une prolongation effective. C’est un moment clé et la première étape vers la prolongation des réacteurs nucléaires 
 
Les Engagés étaient parmi les premiers à demander une prolongation du nucléaire, un élément-clé de notre politique de transition énergétique.
 
Notre objectif, aller vers le “4 quarts” énergétique soit :
– 25% de consommation en moins,
– 25% de nucléaire,
– 25% de renouvelable,
– 25% de molécules vertes
pour une transition énergétique réussie et 100% d’énergie décarbonée d’ici 2050.
 
Le chemin est encore long, il faudra aussi renforcer les infrastructures et augmenter la flexibilité de l’offre et de la demande.
Comptez sur nous pour continuer le travail. Rendez-vous le 22 avril pour faire passer le texte en seconde lecture! 
 
Concernant spécifiquement le nucléaire, la Belgique doit s’inscrire dans une approche européenne volontariste pour réussir le redéploiement de l’énergie nucléaire. Avec la « coalition of the willings », construisons « l’Airbus du nucléaire » pour un financement commun, pour une exploitation coordonnée et pour des règles harmonisées !

JOB OPPORTUNITY :

Cette année encore, le Parlement européen lance son programme d’actions positives, pour permettre aux personnes en situation de handicap de pouvoir travailler dans notre institution.
La procédure consiste à établir une liste de réserve de 20 candidat(e)s recrutables ultérieurement.
Attention qu’il faut ne jamais avoir travaillé pour une institution/agence/organe de l’UE auparavant (hormis en stage ou en freelance)
La date limite pour déposer sa candidature est le 16 avril à midi. Pour plus de détails et pour déposer sa candidature, cliquez sur le lien ci-dessous.
N’hésitez pas à faire tourner cette opportunité, à la partager ou à en parler autour de vous.
 
Bonne chance aux candidats
 
Yvan

Un permis de conduire numérique d’ici 2030

« Tous les pays de l’Union européenne devront introduire un permis de conduire numérique d’ici la fin de l’année 2030 : telle est la décision prise cette nuit par le Parlement européen et les États membres. C’est assurément une bonne nouvelle pour le citoyen, pour les forces de l’ordre, pour la justice et pour la sécurité routière »
 
« Concrètement, les pays de l’UE devront introduire, d’ici 2030, un permis de conduire numérique accessible via un smartphone. Celui-ci sera reconnu par tous les États membres. Les citoyens qui ne souhaitent pas de permis numérique pourront toujours obtenir une version papier »
 
Une bonne nouvelle pour :
– les citoyens : votre permis toujours à portée de main ; un permis expiré pourra être réactivé numériquement. Cela représente donc moins de bureaucratie.
– les forces de l’ordre qui, lors d’un contrôle, n’auront qu’à scanner le permis numérique, là où aujourd’hui, cartes et papiers anciens coexistent.
– la justice. Un permis expiré pourra être désactivé numériquement immédiatement. Actuellement, la personne concernée doit se présenter elle-même au greffe du tribunal lorsque son permis expire.
Règles pour les jeunes conducteurs De nouvelles exigences seront également introduites pour les personnes souhaitant obtenir un permis de conduire dans l’UE. Tous les nouveaux conducteurs devront apprendre les dangers liés à l’utilisation du téléphone en conduisant, aux angles morts, à l’ouverture sécurisée des portes, aux systèmes d’assistance au conducteur (comme le régulateur de vitesse) ou encore la conduite sur des surfaces glissantes.
 
De plus, une période d’essai d’au moins 2 ans sera imposée aux nouveaux conducteurs, pendant laquelle ils seront punis plus sévèrement pour des infractions telles que la conduite sous influence ou sans ceinture de sécurité
 
Durée de validité et exigences médicales
Les permis de conduire auront une durée de validité de 15 ans contre 10 actuellement dans de nombreux pays de l’Union. Les exigences médicales pour les conducteurs seront également harmonisées.
 
Alcool au volant
La proposition européenne encourage les États membres à la tolérance zéro mais en laissant totale latitude à chaque État de décider. La proposition pousse les États à adopter également des règles et/ou des sanctions plus strictes pour la conduite sous l’influence de l’alcool.
 
Un bémol pour les touristes et les transfrontaliers
Quand dans votre pays, l’accès à un permis B vous permettait de conduire un deux roues jusque 125cc, cette possibilité n’était valable que dans votre propre pays. Vous ne pouviez donc pas louer un deux roues dans un autre État membre. Cette absence d’équivalence n’a pas été corrigée ce que je regrette.
 
Conclusion
L’accord sera formellement ratifié sous peu. Les pays de l’UE disposeront alors de quatre ans pour transposer les nouvelles dispositions dans leur législation nationale et se préparer à l’application des règles.
« Davantage de flexibilité et de confort, moins de bureaucratie et plus de sécurité sur nos routes. La décision prise est, sans conteste, une bonne nouvelle pour les citoyens européens ».
La semaine dernière à Strasbourg, j’ai pris la parole sur le Clean Industrial Deal (CID). 
 
Le CID est la seule solution crédible pour garantir notre autonomie stratégique et renforcer notre compétitivité.  Une transition durable ne peut se faire sans concilier écologie et économie.
 
Notre dépendance aux énergies fossiles nous rend vulnérables, tant économiquement que géopolitiquement.
 
Il est donc essentiel d’accélérer nos investissements dans les infrastructures.
 
Il est également crucial d’appliquer le principe du buy only once : une fois que les matériaux sont entrés sur notre territoire, nous devons les conserver ici.

Dernièrement, j’ai reçu énormément de questions concernant le plan pour renforcer la Défense de l’UE.

Pour préserver notre paix, nous devons être lucides. Assurer la paix c’est aussi être prêts à se défendre. C’est la dissuasion qui protège.
L’Europe ne peut plus dépendre des autres pour garantir sa propre sécurité.

La Commission vient de proposer une législation visant à améliorer la disponibilité des médicaments critiques dans l’Union européenne

Pour le bien des patients européens, il faut renforcer l’autonomie stratégique européenne en matière de médicaments et mettre un terme aux pénuries de traitement

La Commission vient de proposer une législation visant à améliorer la disponibilité des médicaments critiques dans l’Union européenne. Il faut renforcer l’autonomie stratégique européenne en matière de médicaments.

En effet, ces dernières années, l’Europe a été confrontée à d’importantes pénuries de médicaments. La pandémie de COVID-19 par le passé et les tensions géopolitiques plus récemment ont mis en évidence de manière implacable la vulnérabilité européenne au niveau de la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique. C’est là un problème majeur qui met gravement en danger les citoyens européens ainsi que nos systèmes de soins de santé nationaux. Il est urgent que l’Europe réagisse.

Parmi les médicaments qui se sont raréfiés on retrouve des médicaments courants et d’autres plus spécifiques ; cela va du paracétamol à certains traitements contre le cancer en passant par de nombreux anesthésiants notamment…

La proposition législative européenne devrait faciliter les investissements des entreprises qui accroissent la fabrication de médicaments critiques dans l’UE mais aussi encourager les actions qui rendent les chaînes d’approvisionnement plus résilientes.

La vérité, c’est qu’il nous faut diversifier les chaînes d’approvisionnement mais aussi stimuler la fabrication pharmaceutique au sien de l’Union européenne. Depuis trop longtemps, nous avons laissé notre politique pharmaceutique à la merci des délocalisations et des fabricants du bout du monde.


Je rappelle que 80 % des principes actifs pharmaceutiques sont fabriqués en Chine et en Inde, et 40 % des médicaments commercialisés dans l’Union européenne ont été importés.

Il faut également prôner la cohésion plutôt que la concurrence entre les États membres, la possibilité d’achats communs entre plusieurs États membres devrait également être une piste mise en valeur

Nous travaillerons avec la Commission européenne afin que la situation actuelle s’améliore. Il nous faut plus d’autonomie stratégique, relocaliser des productions, multiplier les chaînes d’approvisionnement, établir des stocks de sécurité et renforcer la coordination entre les États membres.

C’est un enjeu majeur de santé humaine et clairement une question d’intérêt général.

Aujourd’hui, l’Europe est en retard sur la Chine

Le fabricant suédois de batteries électriques Northvolt vient de se déclarer en faillite. C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour l’Europe.

Cela nous rappelle qu’il est urgent que nous repensions totalement notre stratégie industrielle, notamment sur les véhicules électriques. Il nous faut soutenir et accompagner le développement de cette industrie.
Jusqu’à présent, nous n’avons pas été capable en Europe de produire de manière efficace les véhicules électriques bon marché mais cela doit changer

Aujourd’hui, l’Europe est en retard sur la Chine.
Comment rattraper ce retard ?
En soutenant les entreprises, les fabricants de voitures et les citoyens consommateurs.Nous devons absolument améliorer notre autonomie par rapport aux matières premières critiques et aux batteries.

Pour cela nous nous réjouissons que la Commission européenne , d’une part, ait repris notre principe du « buy only once » pour que les matières premières critiques, quand elles arrivent sur notre territoire, reste sur notre territoire et que, d’autre part, on puisse développer une filière de recyclage qui devrait générer 500.000 emplois avec un chiffre d’affaires qui devrait tripler d’ici 2030.

Ne commettons pas la même erreur qu’avec les panneaux photovoltaïques, prenons les choses en main maintenant sans quoi ce sont nos concurrents à travers le monde qui nous tiendrons dans le creux de leurs mains